Saturday, January 18th, 2020

Cyclisme:Gilbert: « Je n’avais pas le droit de me louper »

Published on septembre 23, 2012 by   ·   No Comments

Nouveau roi du monde, Philippe Gilbert est revenu sur sa consécration. Il le savait, ce circuit était fait pour lui. Il se devait de gagner.
SON ATTAQUE DECISIVE: « La montée parfaite »
Il le savait, tout se jouerait là. Au moment et à l’endroit annoncés, Philippe Gilbert a fait tapis. C’était tout ou rien. Maintenant ou jamais. Pour être sacré, il lui fallait tout faire exploser dans le Cauberg. Partir, et si possible, seul. C’est exactement ce qu’il a fait. « J’ai fait la montée parfaite, j’ai attaqué au bon moment, à 2,2 kilomètres de l’arrivée, après la partie la plus dure, explique-t-il. Après avoir attendu dans la roue de Vincenzo Nibali, Gilbert a effectivement posé son bâton de dynamite exactement quand il le fallait. Ensuite, il fallait tenir. Jusqu’au bout ». « C’était long ensuite, avoue-t-il, mais c’est passé très vite en fait, tant j’étais concentré dans mon effort. Je pourrai me remémorer ça ! »
LA STRATEGIE: « Tout le monde était au top »
Les Belges, plus encore que les Espagnols, étaient attendus au tournant à Valkenburg. C’était à eux de contrôler le poids de la course. Ils l’ont fait. Comme souvent aux Mondiaux, le vainqueur doit aussi une fière chandelle à son équipe. Ce n’est pas seulement le meilleur coureur qui s’est imposé aux Pays-Bas, c’est aussi la meilleure équipe. « On a pris nos responsabilités tout au long de la course, souligne Philippe Gilbert. On a loupé la première échappée alors qu’on avait décidé de ne pas laisser partir un groupe de plus de six coureurs, surtout s’il y avait des Italiens ou des Espagnols dedans. Après, dans le groupe de contre-attaque, on avait deux coureurs mais ce n’était pas idéal. Alors, on a de nouveau travaillé. L’équipe a fait un très gros travail, tout le monde était au top. » Johan Van Summeren et Bjorn Leukemans, notamment, ont été déterminants dimanche.
L’ARC-EN-CIEL, ENFIN ! : « On se transforme à chaque fois qu’on perd »
Philippe Gilbert est depuis trois ans le numéro un mondial en ce qui concerne les courses d’un jour. Il était donc logique qu’il devienne champion du monde. Mais l’an dernier, malgré une forme exceptionnelle, le tracé n’était pas pour lui. Il y a deux ans, en Australie, il était passé tout près du jackpot, mais… « A Geelong, raconte le Liégeois, j’avais déjà tout fait pour le Mondial, beaucoup de sacrifices. J’étais arrivé dans une forme similaire mais le parcours me convenait un peu moins. J’ai essayé, j’ai été repris à 4 ou 5 kilomètres de l’arrivée je suis passé tout près du titre. J’ai été très déçu. »
Cet échec n’a toutefois fait que renforcer son désir de conquérir le maillot arc-en-ciel. Dimanche, à Valkenburg, Geelong était encore dans un coin de sa tête. « Ce genre de défaite me renforce en quelque sorte, reprend-il. On se transforme à chaque fois qu’on perd, on a plus d’expérience. Je me le suis rappelé pendant la course, ça a certainement joué. » En tout cas, il n’ignorait pas que c’était probablement sa meilleure chance de devenir champion du monde: « Je n’avais pas le droit de me louper, je n’aurais pas dix occasions pareilles dans ma vie, je le savais », admet-il.
SON RETOUR AU SOMMET: « La Vuelta m’a donné confiance »
Dire que le début de saison de Philippe Gilbert n’a pas été à la hauteur de son talent et de ses ambitions, c’est un euphémisme. Mi-août, il n’avait toujours pas remporté la moindre victoire en 2012. Personne n’aurait imaginé un tel scenario en début d’année. Mais sur le Tour d’Espagne, en remportant deux étapes, le Belge a retrouvé la foi. « La Vuelta s’est très bien passée pour moi. J’ai réussi les deux tests avec un final un peu comme ici, ça m’a donné confiance, ça m’a donné aussi un certain poids pour avoir la confiance de mes équipiers », estime-t-il.
Mais il date du mois de juillet le début de sa renaissance, même si elle ne s’était pas traduite immédiatement en termes de résultats. « Au Tour de France ma forme était bonne. J’ai roulé au service de mon équipe durant le Tour et j’ai senti déjà aux Jeux Olympiques que la grande forme arrivait. » Son heure, elle aussi, n’allait plus tarder. Au final, sa saison, longtemps catastrophique, est plus que sauvée avec ce titre de champion du monde. C’est la plus grande victoire de sa carrière. Un monument qui lui faisait encore défaut. Ce maillot irisé efface ses échecs du printemps. « Cette année j’avais en tête les classiques, les JO et le championnat du monde, confie le successeur de Mark Cavendish. Ça ne s’est pas bien passé dans les classiques, je n’ai pas été loin de réaliser quelque chose de grand aux Jeux et j’ai finalement atteint un objectif. C’est très satisfaisant. »

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